Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 23:01

Puis, ouais ouais, puis silence, comme ça, voilà quoi, bref, puis, silence, silence, silence, silence j'ai dis, bordel, merde quoi ! Un silence, deux silences, trois sinon, car rien après tout, sinon silence. Si ceci se sait ces soins sont sans succès, succédané succulent, j'ai comme un cheveux sur la sangle. Réponse, du latin "oh et puis j'en ai rien à foutre", nom commun, ce qui mérite question : "Je prendrai deux réponses et un magret" Roger Hanin fumait ! Quatre hirondelles, une, deux, et trois, la quatrième faisait le printemps, satané fils électriques, une, deux et décidément trois, avec du citron c'est bon. Kotzwinkle quoi, mais Kotzwinkle bordel, le Kotzwinkle, KOTZWINKLE, celui du bouquin à moitié moisi : Docteur rat, un rat schizo pro-vivisection, en tweed, fumant une pipe les mains dans le dos, mon enfance, aahh putain que c'est bon, c'est comme les Histoires naturelles en un peu plus trash en fait, Oui-Oui à Kigali. Et maintenant il y a Fair Man, merci la Fnac, on se lève tous pour la Fnac, la Fnac et on raccroche sa ceinture, le spot publicitaire est clos, TF1 vous remercie pour cette minute de temps de cerveau disponible, n'oubliez pas de prendre votre Prozac nous vous souhaitons un bel et agréable voyage.

 

Descente des poubelles

 

Je pense que mon ordi est un suppôt de Satan, je t'exorcise, tu m'exorcise, nous nous exorcisons, ils s'exfolient, putain ta peau elle est tellement biactol. J'ai acheté un clic-clac, ça claque, elle était fossile. Selon mes prédictions mon amie la BNP ne devrait pas tarder à me téléphoner, j'ai toujours aimé les amitiés fidèles et non-exclusives, c'est comme une relation à 60 millions, le consommé de poulet c'est pas bon, alors à la dinde je préfère pas savoir. Il y a dans l'air comme une vague de froid, je m'en fiche j'ai des gènes moonboots, et puis à Paris les gens qui râlent ça me réchauffe le cul, je me sens moins seul. Je suis vulgaire, je devrai assister à une réunion des enfoirés anonymes ça me ferait du bien, mais bon c'est déjà complet. Lu Artères souterraines de Warren Ellis, lui aussi y devrait assister aux réunions, en fait on en a rien à battre : "la Fernande elle a mis bat mais nom de Diou que vlà que c'tait une donzelle ! " j'aime quand mon alter ego mayennais prend la relève.

Par Cup of tea
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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 15:09

Il y a de la transcendance dans le bouillon, bras en croix et crosse en bois, pourquoi tu crois ? Credo pour deux tréteaux, alleluia pour la parturiente miséricorde, alleluia pour la rédemptoire rédemption, alleluia, alleluia, bras en croix et crosse en bois. Allo es-tu là ? J'implore, j'implore sur un pied, j'implore les yeux fermés, j'implore sans savoir, j'implore sans même y croire, j'implore comme un con, j'implore la bouche pleine et le coeur creux, oui mais t'implores. T'as l'oeil révulsé, la main moite et la tête vide, tu peux pas tesortir du crâne, tu peux pas écouter le désenchantement du monde, tu peux pas frapperle tocsin, trop tard, ils ont sonné l'hallali. La meute est en place, on range les pions et on écrème les rangs, ta pieta est en piètre état, brûlons là ! Trop tard, ils ont déjà sonné l'hallali. Ca brûle, ça heurte et ça cancane, ça, ça, ça, quel est mon prénom déjà ? Je t'implore, je t'implore comme un con, je t'implore comme je te pleure, sale indifférence qui gigote, oui mais je t'implore, quel est mon prénom déjà ? Heure après heure, mois après mois, année après année, toujours la frèle rengaine qui se déboîte la hanche, cric crac cric crac cric crac, et puis crac, et puis plus rien, et puis on entend le silence, ton silence, je t'implore sur un genou, à quoi bon puisque rien. Ca râpe les amygdales, ça égorge les poumons, ça entrave la respiration, chantons, sourions, amen car bordel tu le vaux bien. T'es plus de ce temps, le tien est là, inerte. Temps du soupir,temps des délires, le vainqueur est à ma droite, sonnez le tocsin : alleluia, il est trop tard ! Pieta en piètre état, pieta brisée, putain de pieta, apportez la moi ! Rédemption pour quoi ? Rédemption pour qui ? Dieu sait que tu l'implores ta putain de rédemption mais Dieu est bouché, Dieu débite des saints en Enfer, soyez pas vulgaire, confessez moi ce sein que je ne saurai entendre! Égrène ton chapelet si tu veux, mais quel est ton prénom ? quel est son prénom ? le mien et ceux des tiens ? Calme ta fuite en avant, agape pour le miséricordieuse, charité pour celle de peu de bien, charité pour toi, t'as la larme sèche et l'oeil pas tranquille, pourquoi tu crois ? Quand viendra la mise au tombeau, apocalypse joyeuse, ragnarok du pauvre, la boîte lacrymale se mettra t'elle en marche ? Dieu seul c'est

Par Cup of tea
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Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 11:46

Sur France Inter ça jacte des bipolaires dans l'art, que nom de Dieu ça me fout le bourdon, mon ami Ricoré pour un Mangin Palace, j'ai la Gold qui veut se faire la malle. Il y a Tite qui titille Berenice, bénissez cet union, tentons sans tâter de tester le tantrisme transcendental, car oui quoi merde les anges se révoltent. On efface tout et on recommence, les jeux sont à faire, affaire de jeunesse, jouons, jouez, jouissons, advienne qui voudra, comprenne qui pourra, et que ça respire, inspire, expire, soupire, bordel ça pouire messire. Ca remanie dans la chaumière, cours de tricot pour les nuls, maille en bas, maille en haut, pousse le la et attends jusqu'à ce qu'on te foute sur le dos, rampe, rampe, rampe, trois petits tours et puis la nationale s'est fait la malle, l'économie numérique c'est bien plus chic, hic hunc hoc, pas de risque qu'elle embouteille Roissy... J'ai l'engagement en bandoulière, la gourde est vide, y a de la soif dans l'amertume, du goudron et des plumes, la partie était pipée, faussée, j'ai bouffé mon roi de trèfles. Anne Ubersfeld dialogue avec la page nécrologie du Monde, d'autres n'y sont pas, ainsi soit-il, marchons, marchons, ne surtout pas courir j'ai la cheville qui s'égosille, la larme facile et l'haleine moribonde. Footing sur tibia pour entrechats sans tracas, on étire, on étireeeeeeeeeeeeeeeeee, on se retire, un, deux, trois, tiptoe, le facteur repassera pas par là, longe le mur et chante le bolero, t'as une élongation coco. Rêvé que je croassais, kroax kroax, de l'amphibien j'ai la chevelure, mon pantalon sans souci, sur un nénuphar je fume. De ma mare, marotte, marottons, marre marre marre, crapaud marteau, requin citron, il y a comme un aileron dans le potage, un vélo se promène, non il est à Villejuif. Je me réveille, schtroumph grognon, schtroumph costaud, schtroump coquet, schtroumph caféiné, liturgie matinale, ça lit ses mails et ça grivoise sur la 13, célibat accompagné, chaleur d'aisselles, odeurs hivernales, il y a comme un nuage qui souffre à Pyramides. Correspondance pour... correspondance pour... correspondances pour... si moi-même je savais.

 

" Elle put avoir un second visage dans un rêve, mais ce visage était déjà assez usé."

 

La ritournelle s'emballe, neurone solipsiste, course, course, course, le franprix était fermé, j'ai lu, j'ai vu, j'ai pas bu, âme en pièces, âme en flêche, âme dans la caisse. Heureux. Dans un gardenia, la venus noire au malheur indiffèrent chronométrait sa date limite, underwold pour apocalypse, baby, embrasse moi, idiot, le ponton est potiche et les chaises sont un journal de guerre... Désolé pour l'odeur, le soleil dort. J'ai croisédans le métro, sur un quai, à la rue, petits hasards, drôle de bazar, alors le coeur rigole, et que ça bout, et que ça tangue, souvenirs, on ravive et la chaleur revient, et la chaleur repart. Je caresse l'espoir, merde, je frictionne, je tremble, merde, des verbes, encore des verbes, toujours des verbes, espérons alors, merde, merde, merde. Et voilà car il en fallait un, on passe à la ligne et le paragraphe s'ouvre

 

"Ouvres toi !" "Pourquoi ?" "Qui te donne le droit ? ""Moi et c'est suffisant !" Mes pancartes patientent, mes godasses prennent la poussière, j'ai la bougeotte qui gangrène. Façonnons, façonnons, l'avenir appartient à ceux qui bavent tôt, t'as la retraite qui fatigue, le dentier écarlate, le pavé brûlé, et après? La chemise sèche. Toujours. Comme si la révolte se polissait. Que fait la police ? Elle polissonne. Et Thoreau dans tout ça ? Il attend son Prince charmant...

Par Cup of tea
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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 23:46

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Par Cup of tea
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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 22:54

Quand il y a un coup de chaud dans la cafetière ça ne donne rien de bon, alors de mon septième étage je fond et mes neurones se querellent à foison. Par le plus grand des hasards (du genre lire le mail de confirmation d'achat) j'ai constaté que je partais pour le pays du beefsteak sacré vendredi et non jeudi, mon cervelet se demande dans quelle merde je l'ai encore fourré. Il s'est d'autant plus inquiété qu'aujourd'hui, après moult réflexions, je me suis rendu compte que demain était la journée où on a pris l'opéra Bastille, bande de gueux, pas mélomanes pour un sou, je vous foutrai du André Rieu moi tiens, bref tout ça pour dire que pas la peine de songer à braquer une banque ou la poste, comme dirait le Figaro.com : "Fonctionnaires, va!".

 

  En tout cas, l'itinéraire est prêt, lui, oeillades sévères à mon sac et à ma lessive, par moment je voudrai être Mary Poppins, en même temps ça voudrait dire sortir avec un ramoneur, par sure que ça gagne bien sa vie un ramoneur, manquerait plus que je donne de la pâtée premier prix à mon bichon à poils rasta... Dans l'ordre ça fait : Delhi, Amristar, Dharamsala, Manali, Leh, Delhi, Katmandou, Dumre, Pokhara, Katmandou, Delhi. Tout cela semble bien ambitieux, sans doute, mais contrairement à d'habitude (mon second voyage étant de la merde dixit un connard croulant) (ronge mon os) je ne m'attarderai pas plus de trois jours dans chaque ville, faisant de ce voyage un voyage marathon soumis au bon vouloir des bus et de la mousson, et relativement éloigné de ce qui jusque là donnait sens à ses petits périples, à savoir la création de relations de confiance et d'apprentissage mutuel avec des inconnus. Cependant, en un mois impossible d'appréhender, même en surface, un territoire de cette taille, alors au moins je vais tenter de l'effleurer, pas certain que j'y parvienne, le risque est celui de l'accumulation, une accumulation sans vergogne de petits riens sur lesquels j'essaierai de transposer une quelconque essence indienne. Je ne sais pas ce qui m'attend, beaucoup de choses certainement, à moi de savoir si je suis encore capable de me noyer, ou si je suis devenu funambule, et que mon oeil ne peut plus que balayer là où il tentait de s'aveugler.

 

  Pris deux livres : Le maitre des illusions de Donna Tartt, et Libra de De Lillo, si le premier est une reminiscence du lycée, le second est un vestige danois, sentiers convenus pour une ballade vers l'inconnu, j'ai un rictus rien qu'à me lire.

Par Cup of tea
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